Une quarantaine d’associations se retrouvent autour d’une réunion d’évaluation
Par Anouar TOUIJAR, vendredi 2 novembre 2007 à 19:49 :: Presse :: #12 :: rss

Le mercredi 4 octobre, une séance de formation destinée aux associations porteuses de projets relatifs à l’INDH à FAHS/ANJRA a été organisée par l’Association ATADAMON, dans le tout nouveau centre d’accompagnement des jeunes porteurs de projets, inauguré dernièrement par S.M. le roi.
Une trentaine d’associations se sont retrouvées en ces lieux pour, chacun à son tour, étaler le petit bilan de cette première étape, avec les problèmes de parcours rencontrés, les obstacles, les délais et les niveaux d’exécution, etc. Outre l’objet principal de cette manifestation, l’occasion se prêtait parfaitement pour un débat et un échange fructueux entre associations : expériences, solutions, type de gestion, etc… De l’avis de tous, ces séances de formations sont indispensables, notamment aux associations par des personnes non instruites issues du monde rural ; quoiqu’en réalité tout le tissu, citadin et rural, nécessite que lui soit inculquée cette culture associative. Nous avons recueilli quelques déclarations de la part du président de l’association ATADAMON, ainsi que de celle de bénéficiaires.
Entretien
La Chronique Une trentaine d’associations porteuses de projets INDH –FAHS/ANJRA se réunissent chez vous aujourd’hui. S’agit-il d’une réunion d’évaluation ?
Abdelouahid AZIBOU Il s’agit d’abord d’une séance de formation qui consiste à faire le diagnostic de l’évolution des projets, aussi bien au niveau pratique, sur le terrain donc, que sur celui du volet technique tel que le côté juridique et statutaire de l’association, c'est-à-dire, voir si les associations ont bien respecté les modalités en ce qui concerne les statuts et les règlements, le dépôt légal et, bien entendu, l’actualisation du bureau. Par ailleurs, il y a le côté administratif de la gestion pour la réalisation des projets factures, bons de commande, bons de livraisons, devis contradictoires et autres diverses pièces justifiant les dépenses effectuées ; pièces nécessaires et exigées, comme pour toute comptabilité. La majorité des membres des bureaux des associations n’ont la connaissance suffisante au niveau de la construction des projets et, surtout de leur réalisation. Comme vous savez, il s’agit d’associations du monde rural, cependant je dois souligner que c’est la réalité du tissu associatif de manière général ; ce n’est donc pas spécifique au monde rural.
Il s’agit donc d’une formation visant strictement le volet technique.
Oui, on a voulu que cette première séance s’oriente vers le volet technique. Il s’agit de la présentation des projets, leur état d’avancement, les difficultés rencontrées sur le terrain au niveau de la réalisation des projets par leurs porteurs, principalement. Chaque responsable ou représentant habilité fait état de ces situations autour de cette table ronde ; ce qui permet également un échange fructueux entre les associations (problèmes, expérience, solutions, etc..).
Qu’avez-vous programmé pour la suite ?
Par la suite on passe au travail en ateliers où on va procéder à la révision de la mallette projet qu’on avait remise à chaque association. Il s’agit d’une mallette qui a été remise à chaque porteur de projet au démarrage et qui est composée de trois dossiers : un dossier technique, un dossier financier et un dossier pédagogique. Donc durant les travaux de ces ateliers, on va voir si les directives de ces trois dossiers ont été suivies et à quel niveau ont-elles pu l’être, suivant tel ou tel projet. Ceci va nous permettre de faire un diagnostic et constater l’état d’avancement de chaque projet.
Une fois le diagnostic établi, quelle est la prochaine étape ?
Par la suite, on établir un tableau des dépenses financières. Chaque association, avec l’assistance d’un comptable, va tracer sur un tableau récapitulatif toutes ses dépenses effectuées dans le cadre de l’INDH.
Quel est le rôle des représentants de diverses administrations présentes lors de cette formation ?
Comme l’indique le nom de notre projet « Accompagnement des projets financés par l’INDH – FAHS/ANJRA », il y a forcément des partenaires extérieurs qui font partie intégrante des accompagnateurs. On peut citer le bureau économique et social de la province FAHS/ANJRA qui a la compétence de gérer les projets INDH. Ce bureau désigne trois personnes qui encadrent avec la participation du coordinateur, Mohamed YOUSFI qui en tant que représentant de l’Association TADAMON est chargé de cette mission. On peut citer aussi les services extérieurs qui sont concernés aussi ; la délégation de l’agriculture, celle de la jeunesse et sport, celle de l’éducation nationale. Ces services extérieurs sont directement concernés et sont toujours présents lors des réunions, des tables rondes, des séances de formation et autres manifestations relatives aux projets INDH. Il y a également l’assistance d’experts comptables, nécessaire au suivi et à l’évolution des projets. Propos recueillis par M. Mrini
Témoignages
Imane BENAJIBA Association ANJRA pour le développement et la sauvegarde du patrimoine Nous sommes ici aujourd’hui pour évaluer un peu ce qu’on a fait jusqu’ici, les erreurs commises, les problèmes rencontrés, etc. C’est aussi l’occasion d’apprendre des autres puisque nous sommes une trentaine d’associations présentes. Ce genre de rencontres nous est d’une grande utilité, parce que plusieurs associations porteuses de projets INDH se sont retrouvées devant des exigences, en matière de gestion et d’exécution, nécessaires pour aboutir aux résultats escomptés et atteindre les objectifs tracés. Nous avons besoin de ce genre de formation.
Rahma AOUFIYA Association El AMANA (Khmis d’Anjra) Nous sommes du monde rural et nous sommes assez pauvres en informations et en savoir de manière générale. Ce genre de formation arrive donc à point pour nous aider à mieux travailler et, aussi, à travailler suivant des normes tracées pour l’exécution des projets. Grâce à l’INDH, nous apprenons à développer notre production qu’il s’agisse d’agriculture ou d’artisanat. Je dois vous dire que je ne suis pas instruite, mais malgré ça et grâce à l’INDH je peux aujourd’hui faire mieux et produire plus. Je saisis l’occasion pour remercier Sa Majesté Mohammed VI pour cette initiative qui va sauver beaucoup de gens, notamment dans le monde rural.
source: www.lachronique-online.com

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